La politesse absurde des combats télé
Animaux
Si tu as regardé le moindre épisode de Power Rangers, de Super Sentai ou n'importe quel dessin animé de super-héros, tu connais ce moment sacré. Le méchant est là, prêt à en découdre, il pourrait attaquer à tout instant. Mais non. Il attend. Poliment. Pendant que les héros enchaînent leur rituel d'introduction interminable : chacun son tour, sa pose, sa couleur, sa petite réplique. « Ranger Rouge ! » « Ranger Bleu ! » Et le vilain, bras croisés, patiente comme s'il avait tout son après-midi.
Ce mème le capture à la perfection avec… des corbeaux. À l'arrière, un corbeau isolé qui observe la scène, immobile : c'est le méchant, celui qui attend sagement son tour. Et devant, un petit groupe de corbeaux le bec grand ouvert, en train de croasser à qui mieux mieux : les Power Rangers, évidemment, en pleine séquence de présentation collective.
Ce qui rend l'image géniale, c'est à quel point ces oiseaux rejouent la scène sans le savoir. Le langage corporel est parfait : les uns pérorent, l'autre encaisse le speech en silence. On y croit à 100 %. La preuve qu'il suffit de trois corbeaux sur un trottoir pour résumer trente ans de logique de combat totalement absurde. La nature imite la télé.
Ce mème le capture à la perfection avec… des corbeaux. À l'arrière, un corbeau isolé qui observe la scène, immobile : c'est le méchant, celui qui attend sagement son tour. Et devant, un petit groupe de corbeaux le bec grand ouvert, en train de croasser à qui mieux mieux : les Power Rangers, évidemment, en pleine séquence de présentation collective.
Ce qui rend l'image géniale, c'est à quel point ces oiseaux rejouent la scène sans le savoir. Le langage corporel est parfait : les uns pérorent, l'autre encaisse le speech en silence. On y croit à 100 %. La preuve qu'il suffit de trois corbeaux sur un trottoir pour résumer trente ans de logique de combat totalement absurde. La nature imite la télé.
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